Frédérique AGUILLON







Née le 4 septembre 1960 à Versailles.  Vit et travaille à Quimper
Site de Frédérique AGUILLON 
CACTUS AU JARDIN / juin 2018
 49 cité de l'Odet et  6 rue Louis Hémon |  carte: goo.gl/tTAVUJ

Mon travail photographique, depuis son origine, s’inscrit dans l’idée de nature. Passeur solitaire, mon premier livre, rendait présents des espaces autant réels que fictionnels par leur densité. Les images de ce livre étaient issues de longues heures de présence dans des espaces naturels désertiques en période hivernale.

Frédérique Aguillon

 Au 6 rue Louis Hémon 

Frédérique AGUILLON
def-15-011 - 40cm - N 
Frédérique AGUILLON
Ouessant palmiers

Résidence au sémaphore du créac'h / Île d'Ouessant / Décembre-mars 2014

Cet hiver passé à Ouessant est  une expérience que mon corps parviendrait mieux à exprimer. Chaque jour se lever, dans le froid des murs du sémaphore protecteur. Ces larges murs qui m'isolent du bruit de la mer, de la fureur des éléments, juste en bas de la fenêtre de ma chambre. En tirant le rideau je peux évaluer l'état de la mer et c'est mon unique préoccupation pour Imaginer quelle direction prendra ma journée. Je descends l'escalier pour parvenir à la cuisine, un étage plus bas par ce couloir où le vent s'engouffre et siffle quand la tempête se déchaîne. Par les deux fenêtres de la cuisine je vois la qualité de la houle, le sens du vent, la lumière du matin sur les rochers en contre-bas ; au loin sur mon Est, un bout de l'île Keller et sur mon Ouest, le phare du Nividic. Je commence à imaginer ce que ce jour me réservera. Trop de vent signifie que je marcherai et prendrai des photographies autour du sémaphore, moins de 90 km/h me permet d'envisager une randonnée plus lointaine en vélo. Si la pluie est vraiment trop forte, je resterai travailler au sémaphore et sortirai plus tard.
Cet hiver 2014 marquera les mémoires des îliens par la succession incessante de tempêtes d'une violence rare. Chaque jour je suis  bousculée par le vent, trempée par la pluie, balottée, secouée, parfois jetée à terre. Cette confrontation permanente aux éléments et à la nature, me comble de bonheur.  La lumière de cette île est une palette généreuse. Il me faudrait être sans cesse dehors pour garder en moi ces milliers d'atomes de lumière qui nimbent ces paysages de couleurs chaudes, puis froides, changeantes, toujours à chaque instant.

Durant le début de mon séjour j'ai passé toutes mes journées à découvrir l'île en vélo, penchée sur ma précieuse carte IGN. Intégrer sa géographie, emplir ma mémoire,  et mes films argentiques de ce qui attire mon intérêt et ma curiosité, sans savoir réellement comment concevoir une série. Plusieurs "sujets" me traversent l'esprit sans réellement m'accrocher. 
Finalement les images que j'ai faites donnent à voir ce lieu tel que je l'ai parcouru. jour après jour, une image, puis une autre, tendant à montrer mon propre cheminement dans cet univers inconnu. Proche de nous, qui vivons sur le continent mais si singulier par ses contraintes, son isolement, son absence de "distractions" qui oblige à être au plus près de soi et du monde. 

Frédérique Aguillon


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 Au 49 cité de l'Odet 

Le jardin, cet espace privé et intime, n’a jamais fait parti de mon travail photographique. Mais Il irigue ma vie quotidienne. Mon regard tout d’abord, car ma maison est entourée de ce jardin. Mon corps aussi car j’ai un rapport à la terre quasi animal. 

L’idée de créer une oeuvre dans un jardin m’a tout de suite enthousiasmée. Je n’ai pas envie de recycler un travail ancien mais d’inventer quelque chose, de prendre le risque de me tromper.


La vie m’a apporté les textes poétiques d’une amie qui fait une traversée bien douloureuse. J’ai eu envie de répondre à ces textes par mes images. L’idée d’habiter un arbre m’a semblé riche de promesses. L’arbre comme métaphore du vivant. C’est ce projet que je vais mettre en oeuvre pour Cactus au jardin, début juin 2018.
Frédérique AGUILLON
installation F.Aguillon
Frédérique AGUILLON


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