Dernier cliché pour le photographe finistérien Sylvain Girard, décédé à l’âge de 75 ans
À Quimper (Finistère), l’association Cactus pleure la disparition de Sylvain Girard, pilier de l’association, passionné de photos et lui-même photographe talentueux. Il est décédé vendredi 8 mai 2026, à l’âge de 75 ans.
Publié leUn compagnonnage de plus de quarante ans, pour bon nombre
d’entre-nous, un artiste discret, un homme engagé et courageux, un ami
fidèle.
C’est ainsi que les membres de Cactus, assommés par la disparition à l’âge de 75 ans de Sylvain Girard, vendredi 8 mai 2026, résument l’homme, l’ami.
Barbichette blanche, montures de lunettes transparentes et petit bonnet sur le crâne, Sylvain Girard n’était pas du genre à la ramener. Discret, l’œil souriant, l’ancien professeur de maths de Saint-Gabriel, à Pont-l’Abbé, trimballait son 6x6 sur le monde, son monde, en sortant de touchants clichés en noir et blanc.
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À la fin des années 1980, il participe à l’aventure du Mai-Photographies. Au sein de l’association L’Œil quimpérois, il contribuera à faire découvrir de grands noms de la photo au grand public. Tout comme avec l’association Aktinos, pendant treize ans.
Avec les Amis de Thersi
En parallèle, dans les années 1990, il intègre l’équipe du Quartier, centre d’art contemporain de Quimper. Il siégera au conseil d’administration du centre d’art pendant plusieurs années, permettant là encore de découvrir de grands noms de la photographie Henri Cartier-Bresson, Marc, Riboud, entre autres.
C’est donc tout naturellement qu’il se bat, en 2016,
contre la fermeture du Quartier et rejoint l’équipe de l’association
Cactus.
Très intéressé par le travail de Michel Thersiquel, et en particulier sur le monde des Bigoudènes, Sylvain Girard a aussi rejoint, en 2020, l’équipe des Amis de Thersi et sa commission artistique, aux côtés de Jean-Jacques Banide et Frédérique Aguillon.
Photographe lui-même, Sylvain Girard était resté fidèle à
l’image argentique. Son regard se portait sur son environnement proche.
Il savait rendre présente chaque chose dans une grande simplicité.
Sensible à l’écriture, il a édité plusieurs livres d’artistes. Toute
notre affection à Jane Evelyn Atwood, sa compagne, à Camille et Paul, à
Antoine ses enfants et petits enfant, à Marianne… et à toute sa famille.
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