Un regard s’est éteint. Sylvain vient de partir..
Il n’y aura plus
ces craintes qui brouillaient l’image du jour dans la maladie qu’il
vivait sans se plaindre.
Il n’y aura plus non plus ce regard malicieux
qui recherchait la ligne franche par delà le voile du doute, nourri des
contrastes qui parlent, de ces révélations surprises à observer le gris,
là où viennent surgir , toujours, une graduation aux valeurs partagées,
une ordonnée aux horizons du quotidien, un grain au velours de la
pierre…
J’ai souvenir d’incandescences au pourri des troncs couchés dans
les sous-bois, de profondeurs insoupçonnées aux hésitations du soir, de
miroirs inexplorés aux embrasures des fenêtres.
J’ai souvenir d’un
jardin qui s’insinuait dans la rigueur de la droite ..
C’est
le noir qui l’emporte comme toujours, mais moi je garde ces blancs qui
font le lit des nuances , où, comme au jardin, se mêle l’infini des
semences..
So long Sylvain …Tu manqueras ..
Lionnel Poirodeau
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