Sam 10, dim 11 oct de 14h à 19h
Ven 16, sam 17 , dim 18 oct de 14h à 19h
Sam 10, dim 11 oct de 14h à 19h
Ven 16, sam 17 , dim 18 oct de 14h à 19h
Installation éphémère de Jean-Paul Thaeron
Des formes élancées d'un jaune éclatant ont pris pension dans la superbe propriété de Bernard Charton décédé brutalement en août dernier. Mais voilà, avec cet ensemble, la vie semble reprendre sa place dans le parc. Ces formes stylisées qui évoquent des lances, pics, tenailles, colonnes baroques, blasons, aussi bien du végétal que du mobilier ou autre, elles servent à mettre en place tout un vocabulaire propre à l'artiste Jean-Paul Thaeron et font écho aux cloches presque tibétaines de John Melvin, juste derrière, dans le grand chêne. Dans les deux cas, on perçoit un lien fort, intime, entre la création humaine inspirée par et pour la nature.
L'installation imposante de l'artiste concarnois qui a trouvé l'atelier de ses rêves dans le nord-Finistère, à Lanrivoaré, peut aussi rappeler l'observatoire astronomique de Jaipur au Rajasthan. Le Yantra Mandir (1727), ensemble de sculptures monumentales représentant 17 instruments qui permettent de lire dans le ciel (cadrans, astrolabe,etc...). Des formes intemporelles et universelles qui interprètent le monde.
Ici, elles ont été créées en 1997 pour une exposition collective d'artistes praguois avec un artiste breton, Jean-Paul Thaeron, au château de Beaumanoir à Quintin. Depuis, l'ensemble n'avait pas été exposé.
Le matériau il est vrai ne peut permettre d'être installé durablement, il s'agit de contreplaqué peint. Pour que l'oeuvre ne soit pas montrée de façon éphémère, il faudrait la construire dans un autre matériau comme l'acier, ce qui est le cas pour les oeuvres de l'artiste exposées à Kerguinou. Elles sont plus récentes, mais l'inspiration est toujours la-même." En trente ans, les choses bougent, mais on retrouve la même famille de formes, le même vocabulaire stylistique dans des matériaux différents. Vocabulaire que j'utilise aussi pour mes peintures aujourd'hui avec certes des lignes plus sinueuses autorisées par l'outil utilisé (le pinceau principalement), en sculpture, c'est plus rigoureux".
Un Chêne d'Amérique pour un Californien quimpérois
Jeudi 1er octobre, installation d'une oeuvre musicale de John K.Melvin aux branches d'un chêne palustre d'Amérique. Le chêne en lui-même est déjà impressionnant, situé dans un parc magnifique, caché aux yeux du monde par de puissants massifs. Ce lieu accueillera bientôt le public invité par C.A.C.T.U.S. Il aura devant lui cet O.V.N.I conçu et réalisé en Italie, à Sienne très exactement. Des sortes de cloches de bambou (italien) sur lesquelles sont inscrites des histoires, des dessins.
Cette oeuvre est complètement dans l'optique du travail de l'artiste américain John K Melvin. On retrouve ses installations un peu partout dans le monde. " Ici, c'est le résultat d'un workshop d'une quarantaine de personnes, mis en place par le Siena art institut en 2018. Chacune a apporté une histoire, un morceau de sa mémoire, des évènement qui l'ont marquée, des fêtes, des rivalités de quartier (comme Sienne et d'autres villes italiennes en ont le secret et qui aboutissent à des compétitions folles). Mais ces personnes qui sont à l'origine de cette oeuvre sont surtout des oubliées, des handicapés, des personnes âgées, qui ont pourtant beaucoup à raconter". Et ces cloches qui vibrent dans le vent interpellent sur leur existence.
Tout un monde que l'artiste aime à convoquer quand il met en place un projet " Je suis un américain, chez moi, il n'y en a que pour les winners, les gagnants, alors que derrière, cachées, il y a des personnes magnifiques que l'on ne voit pas ou ne veut pas voir". John travaille avec le public et plus particulièrement ce public effacé, et non pas seulement pour le public " A notre époque, c'est important pour un artiste de réaliser une oeuvre activiste (sans être un activiste soi-même), parce qu'il y a beaucoup de questions à poser : Qu'est ce que l'on va faire pour les personnes handicapées ? mais aussi Qu'est ce que l'on va faire de la pollution, du problème du plastique ?" Question posée lors d'un travail au Cambodge.
John K. Melvin, natif d'Oakland en Californie a choisi de vivre à Quimper d'où il rayonne vers d'autres horizons comme l'Italie, mais aussi l'Asie, les U.S.A, l'Europe de l'Est..."J'étais venu travailler en 2005 dans l'école d'art contemporain américaine installée à Pont-Aven, et j'ai eu le coup de foudre pour cette région".
La FIAC annulée mais C.A.C.T.U.S bien vivant
La FIAC, ce grand rendez-vous international de l'art contemporain n'aura pas lieu cette année. ce devait être entre le 22 et le 25 octobre. Des centaines d'exposants pour des artistes de toutes nationalités, des peintres, des sculpteurs, des performeurs, des vidéastes. Et, pour les accompagner, des conférences, des rencontres au Grand Palais et bien d'autres lieux prestigieux de Paris. Hélas, il a fallu y renoncer pour cause de Covid.
Heureusement, des structures plus modestes résistent, et justement parce qu'elles sont plus réduites dans leurs propositions, elles s'ouvrent au public. C'est le cas de C.A.C.T.U.S à Quimper qui invite plusieurs fois par an des artistes d'aujourd'hui, installés en Bretagne, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs. Ils viennent montrer leur travail dans des lieux privés, jardins ou maisons selon la saison.
Cette année, la manifestation se déroule sur deux week-end, et pour cause de Covid (toujours le même), des précautions sont prises, les prestations dans les maisons ont été mises de côté pour le moment, reste les jardins à Quimper et une galerie bucolique à Plogonnec. Des lieux où ne peuvent se croiser que quelques personnes à la fois, avec masques naturellement !
Et pourtant, il s'agit bien d'une exposition internationale ! Ce n'est pas nouveau à Quimper. Le Quartier, centre d'art contemporain défunt, nous y avait habitué, les musées également, mais ici, c'est une association aux moyens plus modestes mais avec des adhérents passionnés qui osent le pari.
Au programme donc, pour cette nouvelle édition, des artistes d'origines différentes, avec des pratiques tout aussi diverses qui exposent un peu partout en France, mais également en Europe et parfois sur d'autres continents !
Commençons par un breton du Léon, Jean-Paul Thaéron, il navigue entre sculptures et peintures à partir de formes simples inspirées du quotidien, et sous ses mains elles deviennent de l'art pur, il voisinera avec un yankee, John K.Melvin, installé à Quimper. Ce dernier propose des installations qui suscitent des dialogues entre différentes cultures. Yanik Pen'Du, sculpteur breton comme le souligne bien son nom, expose ses oeuvres aériennes aussi bien en France qu'à l'étranger. Elodie Cariou, la quimpéroise, séduit avec ses céramiques et autres médiums qui s'organisent autour du thème de la mécanique, et voici des tracteurs transformés par ses soins en sculptures délicates. Aleksandra Ruszkiewicz, la polonaise, bretonne d'adoption, nous invite dans un univers fragile, des formes dessinées dans l'espace où elle invite le spectateur prudent et fasciné. Eun Ji Peignard Kim, la coréenne enseigne à l'école des Beaux-Arts de Lorient et propose des formes complexes qui s'apparentent à celles d'animaux, de végétaux à la limite de l'imaginaire, du fantastique, à travers un dessin raffiné d'une étonnante précision. Maël Nozahic, la costarmoricaine, vogue entre Paris et Fouesnant, elle expose des peintures aux couleurs vives, et là encore nous entrons dans un univers fantastique, étrange, où des grands formats impressionnants accompagnent un monde animal en volume, tout aussi fou. Vincent Gouriou, le brestois originaire de Concarneau, excelle à croquer avec son appareil photo des portraits qui nous ramènent aux plus grands portraitistes de l'histoire de l'art, des hommes et des femmes du quotidien sublimés par des clairs-obscurs glacés. Un travail superbe exposé et récompensé dans le monde entier. L'écossais Bruce Gould, complètement enraciné dans le Finistère depuis de longues années, enseignant à l'EESAB de Quimper, nous plonge dans la couleur, toutes les couleurs, aussi bien sur la toile que sur de belles céramiques un brin torturées, le tout dans un univers abstrait tout relatif, on y retrouve en fait sa vision d'un Finistère rude et flamboyant à la fois.
Entre le 10 et le 18 octobre.
D'autres associations se posent la question d'un vrai choix des outils numériques. Une ébauche de réflexion sur le sujet a eu lieu aussi chez nous. Cet article sur le blog de l'organisation framasoft.org évoque l'expérience d'une association de réparation de vélos à Lyon, les difficultés rencontrées, et les liens pointent vers quelques outils alternatifs, pour alimenter la question.
+ sur https://framasoft.org/fr/
2 expositions simultanées
Dès le début mars, C.A.C.T.U.S avait pris la décision, en accord avec les artistes invités, de suspendre sa programmation d’exposition pour le 1er semestre, répondant aux consignes de confinement. Nous reprenons par l’organisation d’une manifestation forte qui regroupe les deux expositions retardées, déplacées les
10/11 et 16/17/18 octobre 2020.
Openfield 3
Artistes au jardin 3
- Cette double exposition se déroulera sur deux week end : les 10/11 et 16/17/18 octobre 2020. Elle ne sera pas ouverte au public durant la semaine.
- Un vernissage unique : le samedi 10 Octobre, à partir de 19h, au Champs des possible, à Kerguinou, Plogonnec.