mardi 6 octobre 2020

La galerie “Au champ des possibles” porte bien son nom

La préparation de l'exposition au Champ des Possibles à Plogonnec s'accélère fébrilement.

D'un côté, Aleksandra Ruszkiewicz avec deux autres personnes, à genoux, gratte avec énergie le sol pour mettre en place son installation originale in situ, une coulée de lait.... 

Sur les murs rustiques de la galerie, les grands tableaux furieusement colorés de Bruce Gould sont déjà accrochés, ils côtoient d'autres plus petits et plus sobres. On est clairement dans la peinture. 

Vision différente de la couleur avec l'artiste coréenne, Eunji Peinard-Kim, ancienne étudiante de l'école des Beaux-Arts de Lorient, et qui maintenant y enseigne le dessin. Et quel dessin ! Elle nous en donne un aperçu aux cimaises du lieu. Tout le monde s'affaire autour de ses oeuvres qui ne laissent pas indifférent. Un dessin d'une précision incroyable sur des sujets originaux inspirés directement de la nature. "Le sommeil de K" représente un foetus de kangourou photographié dans un bocal à Lausanne " J'aime fréquenter les musées d'histoire naturelle. J'ai travaillé dans celui de Nantes pendant 6 ans, je préparais des panneaux pédagogiques". Dans mon travail, je me sers de ces formes que j'agrandis comme on peut le voir dans les films de sciences fiction avec ces insectes géants, Alien par exemple s'est inspiré des crustacés des profondeurs de l'océan. Je joue sur les variations d'échelle" Travaillé à la couleur sépia et à la pierre noire cela donne une forme monstrueuse certes, mais superbement dessinée avec toutes les variations de teinte de la peau grâce à un habile travail d'effacement, de superposition là, de transparence ailleurs " Cette oeuvre date de 2011". 

 Les trois autres réalisations accrochées au mur, ce sont des tableaux lumineux, des dessins à la pierre noire effectués sur du papier calque éclairé à l'arrière par des Leds. " Le cri de l'orme"   se présente sous la forme

"Homme des bois"

"Le sommeil de K" et Eunji Peinard-Kim

de deux tableaux qui utilisent comme modèle des branches d'ormes malades, branches desséchées, recomposées où les rameaux s'entremêlent, se pénètrent. 
Pour "Homme des bois", c'est une souche recouverte de mousse, là encore réinterprétée, une masse de formes molles, denses, qui semblent recouvrir un mystère, l'entrée d'une grotte, celle d'Alice peut-être, ou effectivement, un homme hirsute tassé sur lui-même, complètement englouti par la nature qui l'entoure. Toutes ces oeuvres laissent libre cours à l'imagination du spectateur, elles sont complètement liées au monde végétal et animal qui reprend ses droits, s'impose à notre regard. 

Mais les installations ne sont pas encore terminées au Champ des possibles et réserve bien des surprises...  

2 commentaires:

cactusquimper a dit…

Bel article, merci Michelle, on attend la suite

PG a dit…

errata:dernière ligne:" réservent bien des surprises"